Les 10 secrets que les homeschooleuses ne vous diront jamais

par | 4 janvier 2020 | Instruction en Famille, Sorties, Témoignages | 16 commentaires

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je veux que vous sachiez que nous sommes, comme vous, des mamans qui désirons le mieux pour nos enfants. Gardez cela à l’esprit pendant tout le temps que nous allons oser vous dévoiler les secrets qu’aucune mère homeschooleuse ne voudrait que vous découvriez ! Vous allez entrer dans le côté obscur de l’IEF, celui où les stéréotypes hilarants sur l’école à la maison se révèlent être vrais ! On ne veut pas être hypocrites et faire semblant de vous dire toute la vérité, tout en vous cachant les « vilaines choses » qui jalonnent notre quotidien !
Honnêteté, intégrité et vérité (toute la vérité, rien que la vérité), seront donc les maîtres mots de cet article.
Aujourd’hui, nous avouons TOUT !

1. Midi : l’école est finie !

Il est arrivé régulièrement que nos voisins regardent avec de grands yeux étonnés, nos enfants en train de s’amuser dans le jardin, alors que la cloche de fin des cours n’a pas sonné dans les écoles de France et de Navarre ! Certains ont même parfois posé des questions. En fait, cela arrive très souvent que nous ayons fini nos apprentissages avant l’heure du déjeuner. Je devrais plutôt dire, rare est le jour où nos apprentissages formels débordent sur les après-midis ! Il ne faudrait tout de même pas que les maths ou le latin gênent notre digestion !
Nous commençons nos apprentissages vers 9 heures. Ah …zut, j’ai oublié que je devais dire toute la vérité, rien que la vérité. Nous aimerions que cela débute à 9 heures ! Mais aujourd’hui, les bébés de 12/15 ans, ont de plus en plus de mal à se réveiller. Parfois, on les voit arriver vers 10 h 00. A notre décharge, à partir du moment où ils sont (enfin) là, il ne se pose aucun problème de discipline, nous n’avons pas à attendre que l’enfant le plus lent de la classe rattrape son retard et personne ne devra faire la queue devant la cantine. Les enfants instruits en famille peuvent travailler à leur propre rythme, avoir un professeur pour eux tout seul. Il ne leur est donc pas impossible d’accomplir une journée de travail en seulement trois heures.

2. On fait l’IEF buissonnière.

Ouaip ! Nous réservons volontiers au moins une journée par semaine pour la visite des musées de notre ville, une sortie au zoo ou au jardin botanique. Nous aimons aussi les sorties pédagogiques avec les autres familles. Nous participons également à des excursions organisées avec notre groupe dans des endroits extraordinaires tels qu’une usine de bonbons ou de traitement de l’eau, une ferme d’alpagas ou un repair café. Plusieurs après-midis par semaine, les enfants ont leur cours de musique, de danse et de chant, leur club d’échecs de judo et de Taïchi. Alors… puisqu’aujourd’hui on est « transparentes » avec vous, il faut qu’on vous avoue qu’il arrive régulièrement que nos semaines d’IEF tiennent sur 3 demi-journées ! Mais ne croyez pas que nos enfants aient pour autant des lacunes sur le plan scolaire ! Bien au contraire, car nous sommes capables de boucler nos devoirs du CNED en 2 semaines intenses s’il le faut ou de réaliser un lapbook complet en 3 jours. J’en connais même, parmi nos enfants qui ont appris à parler l’espagnol (Ah non ! Je précise, pour plus de transparence ; l’argentin) en 6 mois ! L’un de nos fils, qui avait l’âge d’être en 4ème a bouclé le cours complet sur les éléments chimiques en moins d’un mois ! Alors que l’inspecteur nous a affirmé que sur certains chapitres, il dépassait le niveau de 1ère S ! Lorsqu’elle avait 6 ans, ma fille était capable de vous citer de tête, les composantes du système squelettique, du système nerveux, du système respiratoire et du système circulatoire, ainsi que leurs fonctions. Mon autre fils « codait » avant de savoir écrire son prénom en attaché ! Pour les multiplications ou divisions, nul besoin de calculatrice, à 6 ans, il « arrangeait » mentalement les quantités afin de visualiser rapidement la solution : laissé libre d’aller au bout de sa curiosité, il s’est inventé une méthode pour dénombrer. Pourquoi ? Parce qu’il faut moins de temps pour apprendre à la maison qu’à l’école – et que nos enfants ont tout leur temps pour apprendre ce qui les passionne. Alors ce serait dommage de se priver de faire l’école à la maison buissonnière !

3. Et il y a même des mois qui passent…

…sans aucune instruction formelle. Gloups…je n’ai pas eu le courage d’écrire toute la phrase d’un seul bloc ! Quand le petit dernier est arrivé, pas facile de concilier, l’allaitement, les couches et les cours ! Mes plus grands enfants se sont alors pris en charge dans leurs apprentissages informels. Les voisins et les membres de la famille ont toujours été impressionnés par leur maturité et leurs capacités d’adaptation. Ils ont profité de ces moments particuliers et privilégiés pour apprendre à cuisiner et à nettoyer, parce qu’il n’y avait aucun moyen pour que je puisse tout gérer seule avec mon petit dans l’écharpe de portage. Au début, je ne me suis un peu inquiétée de ces mois d’autonomie. Mais le résultat a été plus que probant ! Mon aînée a passé son Bac en candidat libre avec mention, le 2ème a intégré le lycée pour y préparer un Bac S sans difficultés, la 3ème a elle aussi rejoint le lycée et je suis fière de dire qu’elle est la meilleure de sa classe. Cette expérience m’a appris à ne plus m’inquiéter lorsque notre vie familiale nous « oblige » à sécher des cours. En fait, nous avons l’impression que voyager, déménager, faire des travaux, vivre est souvent bien plus formateur que l’école. Alors nous nous gênons de moins en moins pour visiter, partir en vacances et découvrir l’école du monde. Finalement, « prendre l’air » est incroyablement bénéfique – l’apprentissage formel est bien plus rapide après des marches dans le vent !

4. Mes enfants ne savent pas en quelle classe ils sont.

Lorsque nous recevons du monde à notre table d’hôtes, nos invités sont surpris quand nos enfants ne savent pas répondre à leur sempiternelle habituelle question « En quelle classe es-tu » ? Récemment, le dentiste a demandé à mon enfant de 15 ans dans quelle classe il était. Déjà que ce n’est pas facile de parler lorsque la roulette zigzague sur les dents, mon fils a marmonné un « Troichième » à peine audible, mais très postillonnant. Je l’ai corrigé après un petit temps de réflexion, car il me faut moi aussi, toujours faire une gymnastique mentale pour me remémorer les équivalences âges/éducation nationale. J’ai pris l’habitude maintenant de répondre : il/ elle a l’âge d’être en…. Car les enfants instruits en famille travaillent à leur propre rythme, il est donc tout à fait fréquent qu’ils soient à cheval sur plusieurs niveaux (et sur plusieurs chaises aussi) en fonction de leurs centres d’intérêts et de leurs prédispositions. Et ça c’est chouette !

 

5. Zéro notes = zéro zéro !

L’Education nationale n’exige pas encore de bulletins de notes. Et tant mieux. Nous ne notons aucun des apprentissages de nos enfants (excepté lorsque les plus grands décident de suivre les cours du CNED). En dehors de celles qu’ils reçoivent de leurs correcteurs, je n’ai jamais mis de notes aux travaux de mes enfants. Attention, cela ne veut pas dire que je ne surveille pas leur travail, parce que je le fais. Au fur et à mesure qu’ils terminent leur tâche, je la vérifie, puis je le leur rends. S’il y a des erreurs, l’enfant corrige et je vérifie à nouveau. Et nous faisons cela jusqu’à ce que l’exercice soit « maitrisé ». Si je donnais des notes à mes enfants, ils auraient tous des 20 de toute façon. C’est pour cela aussi que nous ne faisons pas de tests ni d’interrogations, ni même d’oraux !
Vous savez que de plus en plus d’écoles (surtout après le bac) appliquent désormais ce principe : pas de notes, mais des projets à réaliser (seul ou en groupe). Le projet est présenté devant un jury, qui le valide ou non. Un projet non validé peut être représenté plusieurs fois, sans jugement.

6. On oublie les tests de niveau.

Oh, bénédictions joyeuses – pas de tests ! Pas de tests standardisés, pas d’évaluations de fin d’année, pas de tests de fin de cycle. Pas de tests ! Sauf bien sûr si l’un des enfants souhaitait retourner dans le cursus standardisé. Mais à part ça, non, non, non, non, non !

7. Je n’apprends pas à mes enfants à rédiger.

Mes enfants aiment jouer à des jeux de grammaire et ils adorent la littérature en tous genres. Mais ils ont tous, pendant longtemps détesté écrire sur commande. Des années après l’IEF des plus grands, j’ai appris qu’en fait, ils ne cessaient d’écrire. Des journaux intimes, des livres à rédiger entre sœurs, des BD, des manifestes politiques etc… Lorsque j’ai souhaité avoir une eu bonne conscience en les « obligeant à écrire », mes enfants doux à l’ordinaire et sans grosses colères se sont transformés en monstres hurlants au visage tordu par la rage ! J’ai essayé toutes sortes de programmes différents. J’ai tenté d’écrire des cours, j’ai même engagé un professeur privé. Rien n’a aidé. Alors j’ai abandonné ! Cela m’a d’abord culpabilisée. Jusqu’à ce que mon aînée rédige sa première dissertation avec un professeur de la Sorbonne sans y avoir été préparée. Elle a reçu la meilleure note de la classe et a été félicitée pour sa maîtrise de la langue française. Je crie maintenant sur les toits que nous, les mamans homeschooleuses, n’avons pas besoin d’enseigner à nos enfants tout ce qu’il faut. Notre priorité doit plutôt être d’inculquer à nos enfants le goût d’apprendre et la manière de rester curieux. C’est vrai que j’apprécie quand l’un ou l’autre aiment les jeux de langues, la littérature et la philosophie car je ne peux vivre sans. Pour d’autres, l’instruction en famille sans les maths et la chimie serait fade !

8. On ne sort en public qu’avant 18h.

Les homeschoolers sont gâtés ! Nous avons pour nous, la bibliothèque, les musées, les galeries d’art, les parcs, le zoo, l’aquarium, la patinoire, la piscine, les cinémas et tant de lieux désertés toute la semaine pendant les heures de classe. Lorsqu’il nous est arrivé de nous rendre par hasard égarement sur un lieu surpeuplé en fin de semaine ou pendant les congés scolaires, nous nous sommes empressés de rentrer chez nous pour ne revenir quand la place serait libérée ! Libérée, délivrée ….

9. Et la ” socialisation “.

Demandez à n’importe quel enfant de nos familles, ils vous diront qu’après celle de la classe qu’il fréquente, la question qu’on leur pose le plus souvent est : “Et la socialisation ? ” Mais comment fais-tu pour avoir des copains ? ». C’est vrai qu’un troupeau d’enfants pour enseigner à vos enfants les « aptitudes sociales » d’un troupeau d’enfants ça doit être parfait comme socialisation ! Des enfants qui connaissent intuitivement la hiérarchie sociale et comment les jeunes les plus méchants et les plus en vue exercent tout le pouvoir. Des enfants qui manquent d’empathie et de maturité. Bref, notre famille est la meilleure mini société pour apprendre à vivre en société ! Respect et compassion y règnent bien plus que dans les cours de récréation.

10. On fait tout ça en pyjama.

Si vous étiez une petite souris et que vous veniez nous observer lorsque nous faisons l’ief, vous pourriez remarquer que nous sommes pratiquement toujours en pyjama, pieds-nus et mal coiffés ! La maîtresse et les élèves ne s’en sont jamais plaint ! Ni l’inspecteur, à qui l’on ne dit pas TOUT, d’ailleurs 😉 !

16 Commentaires

  1. Axelle ROUSSE

    On se reconnait bien ici ! 🙂

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    • Axelle Rousse

      On n’en doute pas !

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  2. Pacini

    Merci.. pour ce texte sur l’Ief déculpabilisant et drôle.
    Ça ressemble à ça chez nous aussi. Et à moins d’un mois de la rencontre avec notre Ien préféré, ça me permet de relâcher la pression que je commençais à me mettre et pire à transmettre.

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    • Axelle Rousse

      OUFFFF ! On avait peur d’être les seules à avoir ces petits secrets 😁 ! Alors on continue comme ça !

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      • Sabrina Lala

        Très joli texte… et beaucoup de vrai ^^

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        • Axelle Rousse

          Nous sommes ravies que d’autres familles se retrouvent dans notre prose !

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  3. Raph

    Bel article!
    Il n’y a vraiment que les femmes qui sont concernées? Aucun témoignage d’hommes? Ici depuis 7 ans c’est 50/50. Avec des boulots extérieurs.

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    • Axelle Rousse

      C’est surtout que ce témoignage a été écrit à 2 mains féminines ! Mais nous sommes persuadées que les hommes font eux-aussi du bon boulot d’homeschooleur et qu’ils auraient certainement de jolis secrets à nous dévoiler !

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    • Sabrina Lala

      C’est vrai que les papas ne sont pas souvent mentionnés… sûrement parce que c’est une maman qui a écrit 🙂

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      • Axelle Rousse

        Il s’agit même d’un texte rédiger à deux mains féminines !

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  4. Sabine LC

    ah ah mais carrément oui !!! lol
    On se reconnaît très bien dans toutes ces petites choses =^.^= Même si ici, aucune instruction formelle (entre autre car “vivre est souvent bien plus formateur que l’école” comme tu l’écris 😉 ), ou alors très rarement, en fait juste quand il y a eu un bac à préparer. Et jusque là les résultats ont été plus que probants !
    Idem au plan de l’habileté sociale, manifestement on apprend bien mieux les bases dans un milieu calme et posé comme la famille, où en plus on a le temps d’en discuter en cas de couac, que dans l’effervescence et parfois l’injustice réitérée et entérinée du milieu scolaire.

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    • Axelle Rousse

      Nous voilà rassurées de ne pas être des exceptions à l’instruction politiquement correcte ! Maintenant que les enfants ont grandi, et que certains sont entrés dans la vie active ou poursuivent des études supérieures, on se rend bien compte que ces petites “bonnes mauvaises habitudes” ont fait de bons ravages !

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  5. Fabienne Doyen

    Très intéressant ! Cela aurait sans doute bien convenu à mes garçons…..
    Merci à Solveig pour ce partage et bravo à toute la famille, et à toutes les maman homeschooleuses

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    • Axelle Rousse

      Cela n’a pas empêché vos garçons de devenir de bons gamins ! Ce sera peut-être pour vos petits-enfants ! ❤️

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  6. Sarah

    J’ai dévoré votre article! On se reconnaît bien ici aussi 😊

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    • Axelle Rousse

      Merci de nous avoir lues ! Nous sommes ravies que notre témoignage fasse écho à votre ief ! On se sent moins seules avec nos secrets !

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